Etat des lieux de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé dans les collectivités

Rédigé par Sophie CHAUDRON, Ergonome, consultante en organisation et santé au travail
Mercredi 30 Août à 09:34
Depuis 2006, les structures de plus 20 salariés ont pour obligation de compter un effectif d’agents reconnus handicapés d’au moins 6 % de leur masse salariale (Loi n°2005-102 du 11 février 2005). Les employeurs publics ne respectant pas cette disposition doivent s’acquitter d’une taxe destinée au FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique). De manière générale, un retard a été pris par les employeurs publics en la matière. Notamment, parce que rien ne contraint les agents concernés à procéder à cette reconnaissance, ou même si celle-ci a été engagée, rien de les oblige à signaler l’obtention de ce statut d’handicapé à leur employeur. Dès lors que la collectivité compte du personnel reconnu travailleur handicapé, elle peut solliciter des fonds pour aménager des postes de travail, engager des actions en faveur des conditions de travail ou promouvoir la formation. C’est donc une démarche qui peut bénéficier à l’ensemble du personnel.

Le ré-accueil des agents, un dispositif sous le signe de la bienveillance

Rédigé par Quentin DOISY, Chef de projet ressources humaines et organisation
Jeudi 17 Août à 09:22
Face à la croissance des absences pour raison de santé dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières, des méthodes de prévention, tel l’entretien de ré-accueil, existent pour en réduire les coûts directs et indirects que ces dernières engendrent pour les organisations : désorganisation des services, surcharge de travail, stress, perte de qualité de service… L’entretien de ré-accueil, qui tend à se développer au sein des organismes publics, est particulièrement adapté pour les cadres intermédiaires confrontés en particulier à un absentéisme de courte durée et répétitif parfois difficilement gérable. Pour autant, l’entretien de ré-accueil ne doit pas avoir pour vocation première de lutter contre l’absentéisme, mais bien de s’assurer du bien-être au travail de l’agent reçu en entretien. Ainsi, il convient d’inscrire ce dispositif dans une démarche globale d’amélioration des conditions de travail qui se doit d’être bienveillante et respectueuse des agents.

Le workaholism : comment se manifeste-t-il dans le secteur public ? 2/2

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 31 Juillet à 15:44
Le lien indissociable entre travail et santé a été l’objet d’études visant notamment à décrire certaines pathologies inhérentes à la pratique même d’une activité professionnelle. En effet, le travail peut amener des déviances chez celui qui cherchera à en exacerber le caractère gratifiant ou à y trouver une satisfaction excessive. On parle dès lors d’addiction au travail, ou de « workaholism », tel que défini dans la précédente contribution d’Edouard De Crepy sur le sujet. Si l’addiction au travail est comportementale et qu’elle reste inhérente à une forme de choix, il n’en est pas moins vrai que des facteurs extérieurs en favorisent l’apparition. Ainsi, dans une mairie d’Île-de-France, des difficultés d’ordre privé d’une responsable de service l’amenaient à avoir des amplitudes de travail quotidiennes de quinze heures, suscitant l’inquiétude de son équipe.

Le workaholism : comment se manifeste-t-il dans le secteur public ? 1/2

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 17 Juillet à 16:53
Le travail est majoritairement reconnu comme une des activités indispensables à la construction et à l’évolution de la personnalité. La pratique d’une activité professionnelle a, dès lors, des incidences sur la santé, qui peuvent être directes ou indirectes, positives ou négatives. Si les troubles musculo-squelettiques et psychosociaux seront bien sûr considérés comme des conséquences négatives, en revanche, la stimulation intellectuelle, l’accomplissement de soi et la construction de relations sociales comptent parmi les incidences positives. Ce lien indissociable entre travail et santé a fait l’objet d’études visant notamment à décrire certaines pathologies inhérentes à la pratique même d’une activité professionnelle. En effet, le travail peut amener des déviances chez celui qui cherchera à en exacerber le caractère gratifiant ou à y trouver une satisfaction excessive. On parle dès lors d’addiction au travail, ou de « workaholism » (terme anglais introduit par le psychologue américain W. Oates en 1971).

Qualité de vie au travail : maîtriser les impacts sur la performance

Rédigé par Yoann BEGUIN, Consultant en performance des organisations
Lundi 26 Juin à 16:41
Quels sont les impacts d’une dégradation de la Qualité de vie au Travail des agents sur la performance publique ? Quelles sont les solutions, actions curatives et correctives, que peuvent apporter les collectivités territoriales pour répondre à cet enjeu ? Des éléments d'analyse avec Yoann Béguin, directeur de projets organisation, et Cyrille Clech, directeur santé au travail.

La prévention des risques dans les déchetteries

Rédigé par Clément CARPENTIER, Ergonome
Lundi 12 Juin à 17:02
Clément Carpentier, ergonome et consultant en hygiène et sécurité, intervient au sein des déchetteries des collectivités territoriales dans le cadre de l’évaluation des risques et l’analyse de l’activité. En immersion sur les sites, aux côtés des agents territoriaux, il cherche à comprendre leur activité de travail pour en ressortir des facteurs de risques professionnels. Retour sur son analyse et ses observations de terrain. Expertises publiques : Quels sont les facteurs de risque ? Clément Carpentier : Au niveau ergonomique, on observe que les facteurs de risques professionnels sont très...

Donner du sens à l'action pour limiter l'absentéisme

Rédigé par Expertises publiques, webmaster
Lundi 22 Mai à 09:00
Donner du sens à l’action pour améliorer la qualité de vie au travail des agents et ainsi limiter l’absentéisme ? Voilà l’idée majoritairement soulevée lors du K’Pratik « Sinistralité, non merci ! » organisé par Sofaxis à l’occasion des Entretiens Territoriaux de Strasbourg 2016 . L’atelier consistait, pour les participants, à se projeter en 2022 et recenser les principaux leviers managériaux qui avaient pu être activés pour voir les tendances de l’absentéisme s’inverser avec un taux d’absentéisme qui a baissé de 10 % depuis 2016 dans les collectivités territoriales. La première réaction des...

Les cyber-risques : il est temps d’agir

Rédigé par Philippe CHARTON, Directeur des études prospectives et des développements
Mardi 09 Mai à 09:00
La transformation numérique des collectivités peut-elle se faire sans approche sécuritaire ? Être en sécurité, au fait, qu'est-ce que cela veut dire face aux cyber-risques pour un acteur public ? Des éléments de réponse apportés par Philippe Charton, directeur des études prospectives et du développement, lors de cette web-conférence :

La prévention primaire du risque de burn-out

Rédigé par Damien LATRASSE-MESLET, Psychologue clinicien et consultant en santé au travail
Lundi 24 Avril à 09:09
Dans le cadre spécifique de la prévention du burn-out au sein des collectivités, la priorité est de repenser le rapport de l’individu au travail, notamment en période de forte exigence ou dans une activité fortement contrainte par des délais. Dans ce sens, il s’agit d’envisager la prévention du risque d’épuisement professionnel le plus en amont possible. Voici quelques mesures recommandées : S’assurer des liens entre les efforts demandés et le degré d’exigence de l’objectif recherché Limiter autant que possible la mobilisation de l’agent pour ne pas générer chez lui un mode de sur-sollicitation permanent Rappeler aux agents la notion de « droit à l’erreur » en référence à l’Accord National Interprofessionnel sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) et l’Egalité Professionnelle (EP) du 19 juin 2013 Intégrer la notion de développement collectif dans la culture de la collectivité afin d’éviter le cloisonnement et la compétitivité entre les individus

Le burn-out : une pathologie de l'engagement ?

Rédigé par Damien LATRASSE-MESLET, Psychologue clinicien et consultant en santé au travail
Lundi 10 Avril à 17:01
Le discours de la psychologie clinique a vocation à nommer les maux dont souffrent les individus. Car mettre en mots constitue déjà un premier pas dans l’espace thérapeutique. Une fois le trouble nommé et défini, il est toujours intéressant d'écouter attentivement la manière dont l’agent-patient s’approprie son diagnostic : « quand j’ai eu mon burn-out », « depuis mon burn-out », « ah moi le burn-out je peux vous en parler »¹. De nombreuses situations de la vie personnelle peuvent venir faire violence à l’individu et la relation que nous entretenons avec le travail a, de la même manière, une valeur relevant de l'intime, de l'identité. Car le travail est, le cas échéant, un lieu de création fantastique, de dépassement de ses limites, de découverte de soi et de l'autre. Il s’agit donc d’une construction, tout au long d'une carrière, de l'identité professionnelle ET personnelle. De par cette vocation, la rencontre avec le travail peut aussi bousculer les fondements de cette identité.

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